Covid-19 : quels sont les dispositifs de soutien à l’export  ?

La crise sanitaire a rebattu les cartes de l’exportation. Pourtant, se lancer à l’international n’est pas mission impossible, d’autant que les aides publiques et privées se sont multipliées depuis le début de la pandémie. Focus sur les dispositifs de soutien à l’export.

Difficile de se projeter à l’étranger depuis que le Covid-19 a fait fermer les frontières. En 2020, la direction générale des douanes et droits indirects a enregistré une baisse de 16% des exportations. Pour répondre à cette crise du commerce extérieur, le gouvernement a passé la vitesse supérieure en matière d’aides à destination des PME qui envisagent de se lancer à l’export, dans le cadre de son plan de relance.  Une enveloppe de 250 millions d’euros  a été débloquée à cet effet. À l’intérieur, un «chèque relance export» qui prend en charge 50 %, dans la limite d’un plafond, des prestations d’accompagnement à l’international pour les PME et pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises.

Dispositifs de soutien à l’export, des chèques relances proposées aux PME

Le gouvernement donne aussi un coup de pouce aux entreprises qui se positionnent sur les projets d’infrastructures dans les pays émergents et double l’enveloppe du Fonds d’études et d’aide au secteur privé (FASEP) fixé à 50 millions d’euros. «Le Fasep a permis à notre entreprise d’obtenir une première référence dans un nouveau pays : le Brésil. Grâce à cette première référence, nous avons gagné de nouveaux contrats qui nous permettent aujourd’hui d’embaucher» constate Julien Guittet, fondateur de l’entreprise BluSpark.

De plus, l’utilisation du chèque relance V.I.E, qui permet aux entreprises d’envoyer un jeune à l’étranger pendant deux ans à moindre coût,  a été facilitée. Jusqu’à 5 000 euros sont pris en charge par mission V.I.E.

Toutes ces nouvelles aides s’ajoutent à une longue liste, préexistante à la crise sanitaire. Parmi elles, les PME et ETI indépendantes créées depuis plus de trois ans et comptant moins de 5 000 salariés peuvent souscrire au prêt de développement export (PDE), aujourd’hui appelé « Prêt Croissance international »  qui peut atteindre jusqu’à 5 millions d’euros d’aide par intervention. Les PME de moins de 250 salariés peuvent, quant à elles, bénéficier d’un coup de pouce fiscal avec le «Crédit d’Impôt pour les dépenses de Prospection Commerciale». Il leur permet de récupérer 50% des dépenses réalisées dans le cadre des actions de prospection à l’international.

S’entourer des bons acteurs

La clé de la réussite réside aussi dans le fait de savoir s’entourer des bons acteurs. Or, il en existe une myriade, à commencer par Business France qui est un opérateur public national, affilié aux ministères des Affaires étrangères. Il permet notamment d’avoir un ancrage solide à l’étranger grâce à son appui via les ambassades sur place. BPI France est le deuxième organisme public, pourvoyeur du « Prêt Croissance international » et qui assure contre le risque d’échec à l’export via l’assurance prospection à l’international.

Des aides régionales

Il existe également des aides régionales. En Ile-de-France par exemple, le dispositif PM’up financent des projets jusqu’à 250 000 €. « Bien souvent, nous conseillons également aux entreprises de se rapprocher des services Export des CCI locales», explique Joseline Jezequel, expert-comptable chez Sofico, membre du groupement Frane Défi. Les plus gros acteurs du secteur (Business France, CCI France & BPI France…) publics et privés forment un continuum de solutions à travers l’entité Team France Export qui fournit une information sectorielle détaillée, dédiée aux entreprises sur sa plateforme internet.



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