Intégrer une démarche RSE dans sa PME : est-ce compliqué ?

Plébiscitée par les salariés autant qu’elle est appréciée par les clients, la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) est une nouvelle dimension dont il faut tenir compte.

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE), un facteur de compétitivité ? Un sondage de l’IFOP révélait en septembre dernier que 74% des Français seraient davantage disposés à acheter un produit proposé par une entreprise mettant en avant une démarche RSE. Si elle est désormais mieux connu des consommateurs et adopté par les entreprises, il n’est pas toujours facile de définir la RSE.  « Elle  recouvre en réalité beaucoup de choses, observe Michel Pastural, associé et spécialiste de la question au sein de l’entreprise d’expertise comptable Acofi, membre du groupement France Défi. Pour notre part, cela comprend un volet lié aux ressources humaines, axé sur la qualité de vie au travail, la formation des salariés et l’attractivité de l’entreprise par exemple. Mais à cela s’ajoute une dimension environnementale qui nous concerne aussi car nous sommes une profession très mobile. Il s’agit alors de définir de bonnes pratiques pour encadrer les déplacements de nos salariés notamment. »

RSE : différents aspects à prendre en compte

Acofi est bien placé pour évoquer la question : en 2015, elle a été la première entreprise du groupement France Défi à être valorisé pour son implication RSE. « Pour intégrer une démarche RSE dans sa PME, mieux vaut être accompagné, poursuit l’expert. Pour nous, le tournant décisif a eu lieu en 2012 quand nous avons  voulu intégrer le CECAP, un réseau de dirigeants et responsables d’entreprises autour de Créteil. Il remet chaque année un Label Entrepreneur-RSE et proposait pour cela un programme d’accompagnement innovant et ambitieux. »

Michel Pastural se souvient avoir passé en revue plusieurs dizaines de questions. Pour se lancer, ce cabinet, qui compte une centaine de collaborateurs, a étudié quatre aspects principaux : sa gouvernance (engagements et principes éthiques de la direction par exemple), ses ressources humaines (temps alloué à la formation, possibilité de télétravail, baromètre social…), son implication dans la société civile et ses actions en faveur de l’environnement. Mission accomplie : le cabinet a successivement obtenu des labels de bronze, d’argent et d’or en 2018. En attendant le platine, le label ultime…

Un élément d’attractivité

“Être accompagné permet d’échanger des bonnes pratiques et de se motiver. Mais il faut aussi être suivi en interne pour générer une vraie émulation” – Michel Pastural, expert-comptable spécialiste de la question du RSE

Chez Acofi, les salariés sont ainsi concernés par ces nouvelles pratiques et également sollicités. « L’idée est de faire progresser ensemble tout le monde, en s’appuyant notamment sur les plus jeunes générations qui sont très sensibles à ces questions. » Traditionnellement, le cabinet avait par exemple une politique de dons à des associations : aujourd’hui, le choix des causes à soutenir n’est plus limité aux associés mais ouvert à tous les salariés.

Mais ce n’est pas fini : une dimension RSE se mesure aussi aux résultats qu’elle génère. « C’est difficilement quantifiable, mais les retours sont positifs à l’extérieur comme à l’intérieur du cabinet », constate Michel Pastural. En effet, la responsabilité sociétale des entreprises est reconnue comme un facteur d’attractivité et de fidélisation des collaborateurs. Parmi les indices qui ne trompent pas, Acofi a relevé par exemple une baisse de l’absentéisme. Michel Pastural conclut : « L’important est de toujours être à l’écoute de certaines questions pour toujours progresser… »

 



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