Penser à la prévention des aléas climatiques

Les aléas climatiques provoquent parfois des dommages aux coûts importants pour une TPE-PME. Une entreprise peut décider d’évaluer et de chercher à prévenir ces risques climatiques croissants.

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Tempêtes, grêle, sécheresse, fortes chaleurs… les aléas climatiques augmentent en intensité avec le dérèglement climatique et affectent de plus en plus les entreprises comme le reste des agents économiques. Ces aléas peuvent provoquer inondations, incendies, fissures du bâti dues au phénomène de retrait et gonflement des sols argileux… Ces sinistres entrainent dégradations et destructions, dégâts sur les infrastructures, pertes de matériel, de production et de stock, voire perte d’exploitation si l’activité est ralentie ou suspendue pendant un temps.

Le coût peut être fatal pour une TPE-PME. L’inondation est l’aléas le plus coûteux (30 000 euros par sinistre en moyenne), suivi par l’incendie (18 500 euros) et la sécheresse (17 500 euros), selon une étude réalisée par Goodwill Management et la Maif en septembre 2023. Industrie et artisanat sont les secteurs les plus menacés par les risques extrêmes, suivis par l’immobilier et la construction.

Cartographier les risques d’aléas climatiques

Rendre l’entreprise résiliente aux risques physiques devient une réelle nécessité. Une PME peut évaluer son niveau d’exposition à ces risques, très liée à sa localisation géographique. Il existe des outils produits par Météo-France et d’autres acteurs publics (Géorisques) ou par des assureurs pour connaitre les aléas auxquels l’entreprise peut être soumise sur ses sites. Ces outils permettent de dresser une cartographie des risques critiques. Un diagnostic de vulnérabilité réalisé par un professionnel peut aussi être mobilisé.

Il convient ensuite de mettre en place une démarche d’adaptation et de prévention des risques, de définir une stratégie puis un plan d’actions. Des guides proposent différentes actions concrètes pour se prémunir contre chaque aléa. Certaines actions relèvent de bonnes pratiques, comme le fait de mettre à l’abri véhicules et matériel en cas d’intempéries.

Protection et aménagement du site

Nombre d’actions plus structurelles nécessitent des aménagements parfois importants. Face au risque d’inondation, il est par exemple possible de végétaliser les abords des bâtiments, d’installer des dispositifs anti eau, une pompe, de placer équipements et activités essentiels en étage élevés, voire de mettre en place un plan d’urgence inondation. Il est judicieux d’utiliser des matériaux résistants à l’eau et à l’humidité, de sécuriser les installations électriques… En cas de risque de tempête, il peut être utile de s’assurer de la bonne santé des arbres proches du bâtiment, de renforcer son toit, de limiter la prise aux vents des équipements…

Des dispositifs d’accompagnement existent. Le fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit fonds Barnier, peut subventionner les PME de moins de 20 salariés pour leurs travaux de prévention du risque d’inondation, à certaines conditions.

Outre les actions de construction, aménagement et protection des sites, il importe bien sûr de sensibiliser et d’associer les salariés à cette prévention des risques climatiques et aux actions à mener en cas d’aléa.

Par Laure Bergala, Accroche-press’ pour France Défi